Le
président Sambi accuse
Dans un discours prononcé dimanche par le président de l’Union
où il a fait le point sur la crise qui a ébranlé l’île d’Anjouan
ses derniers jours, celui-ci affirme que Mohamed Bacar n’a été
« qu’un
pion utilisé par des forces occultes pour crée dans l’île une
situation de trouble et replonger encore le pays dans
l’instabilité ».
L’objet était selon le chef de l’Etat de « torpiller
le processus électoral ». Il a dénoncé par ailleurs
des ennemis des Comores sans les nommer qui cherchent
à «humilier l’Etat comorien
et à le discréditer à l’extérieur, à un moment crucial où il
commence à redorer son image ».
Le
président Sambi
a remercié les partenaires extérieurs qui ont aidé son
gouvernement « à écarter
le colonel Bacar d’un pouvoir pour lequel il n’avait plus de
légitimité ».
« J’ai
accepté l’accord
pour que les élections se
tiennent aux dates fixées, et pour que les anjouanais puissent
se libérer de la terreur militaire du régime du président
sortant », a-t-il dit. « Il vaut mieux un mauvais
accord que pas d’accord du tout », a ajouté le président
comorien. Il a par ailleurs rendu hommage aux Anjouanais « pour
leur patience », et leur promet de ne ménager « aucun
effort ni sacrifice pour les délivrer de la terreur et de la
peur des armes », dans le cadre d’élections
présidentielles libres et démocratiques.
Le
président de l’Union s’est aussi adressé à L’armée nationale et
a salué « le courage et
l’esprit de sacrifice ». Il a présenté ses
condoléances à la famille du soldat tué.
« J’ai
fais le serment de défendre l’unité et la souveraineté de mon
pays, je m’y engage quel qu’en soir le prix à payer
» a-t-il conclu en appelant à un sursaut de tous les patriotes
pour « refuser le
démantèlement de la nation comorienne ».
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