L’idée frôle
l’utopie. Et pourtant les autorités comoriennes y croient comme
du fer. « Il y aurait du pétrole aux Comores », avait déjà
déclaré le vice-Président Idi Nadhoim lors de son voyage à
Genève en octobre dernier.
Et bien
aujourd’hui, un pas important vient d’être franchi par le
gouvernement de l’Union qui a signé, samedi 28 avril, un
protocole d’accord avec la société américaine, GX Technology
Corporation, sur un programme de prospection pétrolière dans les
eaux maritimes comoriennes.
Le vice-président Idi a
expliqué que la signature de ce protocole démontre
l’attachement du nouveau régime à « poser des actes concrets à
travers des projets d’envergure, et non seulement des discours
». Quant au président Mohamed Abdallah Sambi, lui aussi obsédé
par ce projet d’exploration, a précisé
« qu’il ne s’agissait, pour le moment, que de prospection mais
que la signature de ce protocole d’accord constitue un acte
concret et un pas en avant vers la réalisation des projets
destinés à redonner l’espoir pour une vie meilleure, au peuple
comorien ».
Si la volonté de mettre en
œuvre un tel projet est plus que salutaire, il ne faut pas que
le gouvernement tente d’en faire un nouveau numéro médiatique
après plusieurs annonces jamais suivies d’effets concrets.
L’enthousiasme mérite donc d’être mesuré, notamment si l’on sait
que l’exploration pétrolière peut nécessiter plusieurs années de
travaux. A Madagascar, par exemple, pays voisin des Comores, les
premiers gisements
ont été
découverts à Tsimiroro et à Bemolanga il y a plus d’un siècle
(en 1903).
La phase
d'exploration
a nécessité la mobilisation de quelque
30
millions de dollars, et
les premiers
barils de pétrole de Madagascar pourraient être extraits des
puits dans le courant de l'année 2007. Et ça reste encore une
hypothèse.
Selon le
gouvernement comorien, les travaux devraient débuter en
septembre prochain. Et le vice-président Idi Nadhoim, toujours
lui, explique que « les
travaux se limiteront pour le moment dans la partie des eaux
territoriales sous contrôle de l’Etat comorien, en attendant le
règlement du contentieux territorial avec la France sur l’île de
Mayotte ».
Kweli/30/07/
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