Ali Mmadi, Mayotte un vrai tabou > Essai
« La décolonisation des Comores n'est pas achevée, elle le sera lorsque la France aura rendu aux Comoriens l'île de Mayotte qu'elle occupe illégalement depuis 1975 ». Cela est-il possible ? Pour quand et comment ? Autant de questions soulevées par Ali Mmadi, directeur de « Kweli », le magazine des Comores en France.
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Le candidat du Mouroua et sa nouvelle vision des îles

Said Abasse Dahalani est l’un des adversaires redoutables de Mzé Abdou Soulé Elbak, candidat à sa succession, donc bien implanté, pour conquérir le fauteuil de président de l’île de Ngazidja. Ce technicien hors pair qui vient à peine de se lancer dans la politique en créant son parti, le Mouroua, n’en fait pas l’exception pour aller à la pêche des électeurs. Comme les vieux routiers, il mise sur une campagne de proximité. Son credo : "La bonne gouvernance de Ngazidja au service de la prospérité des Comores unies."

L’homme et son état major ne vont pas de main morte pour convaincre les habitants de Ngazidja à leur accorder une totale confiance pour présider la destinée des Wangazidja pendant ce prochain quinquennat.

Dix axes principaux, retenus en fonction de leur pertinence, constituent le projet du Mouroua. Il s’agit de la consolidation de l’unité nationale et de la cohérence institutionnelle, la lutte contre le chômage, et contre la vie chère, l’aménagement du territoire en terme écologique et en pôles économiques de croissance, l’amélioration des infrastructures de base et institutionnelles. Rôle plus accru des femmes et de la diaspora dans le développement, une politique de santé publique  et de prévention solidaire et efficace, la mise en place d’une justice efficace et impartiale et lutte contre la corruption, la mise en place de la sécurité intérieure. Aussi, la citoyenneté républicaine contre le séparatisme et la coopération internationale et régionale au service du développement.

C’est tout un programme. "Une fois mis en exécution, le mal vivre des habitants de Ngazidja pourrait être atténué", pensent des cadres investis dès les premières heures pour défendre les couleurs du drapeau porté par Said Abasse Dahalane.

C’est une nouvelle vision  des îles autonomes qui est au centre du projet soumis par Mouroua. Dans le respect de l’autonomie entière de chaque  île, il s’agit de promouvoir une logique de bonne gouvernance qui permet  de gérer avec rigueur et d’administrer sans entraves chaque entité comme des "territoires entreprises" avec un contrôle budgétaire strict et une obligation de résultat au service  du bien être de la population locale. Ceci en conformité avec l’intérêt général de l’Etat et de la Nation. Selon S. A. Dahalani, "cette logique proclame l’indivisibilité de la République et le droit in aliénable de chaque Comorien de toute origine géographique, d’être chez lui partout dans l’ensemble du territoire, avec tous ses droits, ses devoirs pleins et entiers, y compris celui de pouvoir élire ou d’être élu."

En ce qui concerne la diaspora, le candidat du parti Mouroua estime que la communauté comorienne établie à l’extérieur contribue au développement socio-économique du pays. A cet effet, "des mesures incitatives politiques et économiques peuvent être envisagées pour encourager nos concitoyens à regagner les Comores et de pouvoir y investir leurs talents et leur argent," lit-on dans le programme.

Ainsi, jusqu’ici, ce candidat du parti Mouroua n’a pas encore fait son apparition publique: ni meeting ni conférence de presse, pour annoncer son programme de campagne et encore moins son projet de société.

Sur ce point, il n’est pas le seul. Dr Mtara Maecha  qui est de la même localité que Saîd Abasse Dahalani vient à peine cet après-midi du mercredi, 16 mai, pour ouvrir officiellement sa campagne. Son premier rendez-vous se tient à Mitsamiouli avec une probabilité d’inviter 500 personnes issues des 4 coins de Ngazidja. Réagissez à cet article.

de M.K, l'un de nos correspondants à Moroni kweli/16/05/07