Le
candidat du Mouroua et sa nouvelle vision des îles
Said Abasse Dahalani est l’un des adversaires redoutables de Mzé
Abdou Soulé Elbak, candidat à sa succession, donc bien implanté,
pour conquérir le fauteuil de président de l’île de Ngazidja. Ce
technicien hors pair qui vient à peine de se lancer dans la
politique en créant son parti, le Mouroua, n’en fait pas
l’exception pour aller à la pêche des électeurs. Comme les vieux
routiers, il mise sur une campagne de proximité. Son credo : "La
bonne gouvernance de Ngazidja au service de la prospérité des
Comores unies."
L’homme et son état major ne vont pas de main morte pour
convaincre les habitants de Ngazidja à leur accorder une totale
confiance pour présider la destinée des Wangazidja pendant ce
prochain quinquennat.
Dix axes principaux, retenus en fonction de leur pertinence,
constituent le projet du Mouroua. Il s’agit de la consolidation
de l’unité nationale et de la cohérence institutionnelle, la
lutte contre le chômage, et contre la vie chère, l’aménagement
du territoire en terme écologique et en pôles économiques de
croissance, l’amélioration des infrastructures de base et
institutionnelles. Rôle plus accru des femmes et de la diaspora
dans le développement, une politique de santé publique et de
prévention solidaire et efficace, la mise en place d’une justice
efficace et impartiale et lutte contre la corruption, la mise en
place de la sécurité intérieure. Aussi, la citoyenneté
républicaine contre le séparatisme et la coopération
internationale et régionale au service du développement.
C’est tout un programme. "Une fois mis en exécution, le mal
vivre des habitants de Ngazidja pourrait être atténué", pensent
des cadres investis dès les premières heures pour défendre les
couleurs du drapeau porté par Said Abasse Dahalane.
C’est une nouvelle vision des îles autonomes qui est au centre
du projet soumis par Mouroua. Dans le respect de l’autonomie
entière de chaque île, il s’agit de promouvoir une logique de
bonne gouvernance qui permet de gérer avec rigueur et
d’administrer sans entraves chaque entité comme des "territoires
entreprises" avec un contrôle budgétaire strict et une
obligation de résultat au service du bien être de la population
locale. Ceci en conformité avec l’intérêt général de l’Etat et
de la Nation. Selon S. A. Dahalani, "cette logique proclame
l’indivisibilité de la République et le droit in aliénable de
chaque Comorien de toute origine géographique, d’être chez lui
partout dans l’ensemble du territoire, avec tous ses droits, ses
devoirs pleins et entiers, y compris celui de pouvoir élire ou
d’être élu."
En ce qui concerne la diaspora, le candidat du parti Mouroua
estime que la communauté comorienne établie à l’extérieur
contribue au développement socio-économique du pays. A cet
effet, "des mesures incitatives politiques et économiques
peuvent être envisagées pour encourager nos concitoyens à
regagner les Comores et de pouvoir y investir leurs talents et
leur argent," lit-on dans le programme.
Ainsi, jusqu’ici, ce candidat du parti Mouroua n’a pas encore
fait son apparition publique: ni meeting ni conférence de
presse, pour annoncer son programme de campagne et encore moins
son projet de société.
Sur ce point, il n’est pas le seul. Dr Mtara Maecha qui est de
la même localité que Saîd Abasse Dahalani vient à peine cet
après-midi du mercredi, 16 mai, pour ouvrir officiellement sa
campagne. Son premier rendez-vous se tient à Mitsamiouli avec
une probabilité d’inviter 500 personnes issues des 4 coins de
Ngazidja. Réagissez à cet article.
de M.K, l'un de nos
correspondants à Moroni kweli/16/05/07
|