Le candidat de la Crc exige l’application stricte de la
constitution de l’Union
Houmed
Msaïdié, candidat de la Convention pour le Renouveau des
Comores (Crc) a choisi dimanche 20 mai dernier, la
localité de Djomani pour tenir son premier meeting
régional. La cour de l’école primaire de Djomani qui a
servi de cadre d’accueil à cette rencontre a été pleine
à craquer. Plusieurs discours ont été respectivement
prononcés par le professeur Ali Hadji, Maman Ibrahim,
Yahaya Mohamed Iliassa. Leurs messages ont été
essentiellement axés sur la générosité, le courage et le
patriotisme de celui qui part en compétition sous les
couleurs de la Crc.
Selon
Yahaya Mohamed Iliassa : « le pays se trouve au bout du
gouffre : les conflits, les divisions et la
radicalisation du séparatisme deviennent le lot
quotidien. Et les nouvelles autorités ne font
qu’enfoncer davantage le fossé. » Et d’ajouter :
« devant cette situation, le choix porté sur Houmed
Msaïdié ne doit pas surprendre, car ce candidat a les
compétences et l’expérience requises pour aplanir ces
divergences ».
Houmed
Msaïdié, dernier intervenant de cette rencontre a laissé
entendre qu’une fois élu il oeuvrera pour la
réconciliation effective des Comoriens. Pour lui,
« l’application stricte de la constitution de l’Union
constitue un passage obligé pour mettre fin aux conflits
de compétences qui opposent l’Union aux îles. » A cet
effet, le candidat a poursuivi ainsi : « le président
Sambi doit se conformer aux 5 compétences (monnaie,
religion, défense, politique extérieure) dévolues à
l’Union. »
Au
niveau des compétences partagées, le candidat de la Crc,
a soutenu que la mission de l’Union est de veiller à
l’application des règles. « Cela réduirait les
conflits », a-t-il déclaré.
Il est
à noter que selon Houmed Msaïdié, le programme d’action
de la Crc dans cette compétition électorale est axé sur
dix points. ‘’La santé, l’éducation, l’énergie, les
routes, l’eau, l’environnement, le secteur privé, la
création d’un système d’état civil obligatoire, la mise
en place effective de la décentralisation et la
promotion du genre, jeunesse, culture et sports.’’
Tout un
programme. « Je m’engage à améliorer la vie quotidienne
de chacun et à reconstruire une dynamique de changement
en privilégiant les domaines sus-cités », a insisté
l’ancien ministre, avant d’affirmer qu’une autre
politique est possible. « Rien n’est perdu pour notre
île. Tout peut être reconstruit pour redonner vie aux
institutions de l’île et les engager au service de
tous. » Voilà ! On a compris les concepts ne manquent
pas, même chez les anciens faucons.
Réagissez à cet article.
Moroni,
de l’un de nos correspondants
kweli
/22/05/07