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 Deux cent militaires étrangers sont attendus à Moroni

Dans le cadre de la sécurisation des élections présidentielles des îles, du 10 et 24 juin prochain, l'Union africaine  a dépêché, depuis le 18 avril, à Moroni, une délégation de sept personnes comprenant des officiers militaires sud-africains pour une mission d'éclaireur, d'information et de reconnaissance.

Cette mission est venue pour préparer l'arrivée des soldats devant  servir à la sécurisation des prochains scrutins présidentiels, a affirmé le secrétaire rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Mohamed Kassim Zahahé. La mission a rencontré les autorités de l'Union avant de se rendre  le lendemain à Ndzuwani et à Mwali, précise, M.K. Zahahé.  Toutefois, la formule de sécurisation de cette compétition électorale ne sera pas la même  par rapport à celle de mai 2006 : deux cent militaires étrangers, dont la moitié en provenance d'Afrique du sud et l'autre de la Ligue des Etats arabes, est l’effectif de ces hommes en kaki qui viendront assurer la sécurisation de ces élections.

Suivant les besoins, ces militaires formeront autant que nécessaire d'éléments de l'Armée nationale de développement pour l'efficacité de l'opération sur l'ensemble du territoire national. Rappelons qu'en 2006 l'Afrique du sud, pays coordonnateur des efforts de la communauté internationale dans le processus de réconciliation nationale aux Comores avait, à elle seule, fourni 60% du contingent de la mission de sécurisation des élections aux Comores (Amisec) pour un total de 462 soldats, en même temps qu'elle assurait toute la logistique. Il faut noter qu’au sein des états majors des candidats dans l’île d’Anjouan, des interrogations fusent de partout : comment pourront-ils s’attendre à des élections libres et transparentes, dans une île dans laquelle on continue à défier le pouvoir central de Moroni?

Mohamed Bacar candidat à sa succession n’a pas démissionné.

Le secrétaire rapporteur de la CENI a laissé entendre qu’en ce moment « le chronogramme et le calendrier de toutes les opérations électorales sont établis dans le cadre des préparatifs et entrent progressivement en exécution. » L'opération de réactualisation des listes électorales est déjà lancée depuis le 8 avril.

Si l'on en croit les agents recenseurs, celle-ci semble bénéficier d'une grande mobilisation de la part de la population qui aurait compris le principe de s'inscrire. Cependant, notre interlocuteur confirme, sur ce point, les difficultés rencontrées et liées à la panne de certains appareils photos, à l'arrivée au compte-goutte des fiches d'inscription et de mise à jour, à la perte de cartes d'électeur, aux éventuelles rectifications, au transfert et à la radiation en cas de mort ou d'absence.

Jusqu'ici les contributions de financement des bailleurs de fonds bi et multilatéraux qui sont honorées ou en bonne voie de l'être s'élèvent seulement à hauteur de 50% des sommes nécessaires, apprend-on des membres de la Ceni. Un autre point positif à souligner est que les relations entre la Ceni et les commissions insulaires sont bonnes. Seul hic : le blocage à Ndzuwani des cautions des candidats. Mais aux yeux des membres de la commission électorale nationale indépendante, « c’est une affaire purement administrative, et que, par conséquent, elle n'a rien avoir avec la structure qu’ils représentent », a conclu. Kassim Zahahé. Réagissez

K M, l’un de nos correspondants à Moroni

Kweli/24/04/07

 


 

 

 

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