Mnemoi Ahmed doudou est
responsable de la communication de Ridja en
France. Il est notre invité politique de cette
semaine. Pour lui, il n’y a pas de raisons pour
que les élections n’aient pas lieu comme prévu,
malgré les incertitudes. Ce bras droit du
président du Ridja profite de cette occasion
pour lancer des vives critiques à M. Mzimba.
A
quelque semaines de la fin officielle des
mandats des Présidents des
îles, on constate que l'incertitude plane quant
à la tenue des élections.
Est-ce que cela vous inquiète ?
A vrai dire, cela
ne nous inquiète pas du tout. Il n’y a que
certaines personnes qui ne sont pas prêtes et
qui laissent planer l’incertitude. Pour Une fois
que le peuple comorien essaie de s’appliquer à
un fondement constitutionnel, il n’y a pas de
raison que le gouvernement en place s’interpose
pour dérouter la conscience comorienne. Aucune
personne ne peut prétendre sous aucun prétexte
reporter ces élections. Personnellement, je
laisse le soin aux personnes concernées de
mettre en œuvre tout ce qui est à leur
disposition afin que le rendez-vous électoral
soit respecté. Dans le cas contraire, je crois
que toutes les formations politiques, le peuple
lui-même, tous, impatients d’un changement
radical pour le développement, ne s’abstiendront
pas à une action mobilisatrice.
Ridja prépare depuis longtemps cette échéance
qu'il avait perdue en 2002, êtes-vous confiants
cette année?
Il est vrai
qu’en 2002 nous avons perdu les élections, mais
n’oubliez pas que notre score était plus que
crédible. L’opinion publique comorienne nous a
rendus confiants. Pour nous, la victoire de 2007
paraît évidente dans la mesure où nous avons
travaillé sur un programme qui répond aux
inspirations du pays. Notre confiance repose
également sur les différents contactes entrepris
avec des partenaires étrangers en vue d’une
politique économique fiable.
Vous le savez très bien, il y aura trop de
candidats à ces élections.
Pensez vous que le poids des régions va-t-il
compter?
Que je
sache, il ne s’agit pas d’une élection
régionale. Nous sommes un parti qui prône une
politique nationale, contrairement à des
individus qui veulent jouer avec le destin des
honnêtes citoyens respectables. Des individus
qui ne mesurent pas la capacité à nuire en
prenant ce choix décisif à la légère.
A Mbadjini où est issu le candidat du Ridja
pourrait avoir 3 à 4
candidats, comment allez-vous y prendre?
De mémoire le Ridja
a mis à disposition des registres au service
des citoyens, dans tous les coins de la
Grande-Comores il y a plus de deux ans, qui
servent à interpréter leurs besoins. Voilà en
fait comment notre parti a pensé mesurer les
souhaits de nos concitoyens. Peu importe le
nombre des candidats dans chaque région, je
crois que cela relève de l’expression
démocratique.
Nous sommes un
parti qui respecte les règles de la démocratie.
Cependant notre seul adversaire et ennemi est la
pauvreté. Nous sommes là uniquement pour
défendre des valeurs. Que ceux qui ont des
projets viennent s’exprimer et les exposer!
Je profite en tant
que citoyen de dire que le Comorien doit
nécessairement adopter une attitude de relâche
envers ces candidats solitaires qui ne
s’inspirent à aucun programme politique et qui
n’ont de compte à rendre à personne, car ils
sont maîtres d’eux-mêmes.
Un autre candidat mbadjinien, M. Mzimba,ne cesse
de s'attaquer à votre
mouvement, vous le comprenez, vu la concurrence
?
Il est vrai
que M. Mzimba ne cesse de s’attaquer à notre
mouvement et surtout en la personnalité du
président du parti Ridja, Me Saïd Larifou. Que
dire de ces choses ignobles ? La vie politique
d’un leader est le miroir de tout citoyen. Par
contre sa vie privée comme celle de tout être
humain est la frontière de toute limite. Le
comportement d’un leader vis-à-vis de ses pairs
doit pleinement correspondre à l’image de ses
aspirations.
Je crois que M.
Mzimba doit conserver son énergie contre les
attaques qu’il ne pourra pas éviter concernant
sa gestion douteuse et calamiteuse au profit de
ces amis étrangers et au détriment de la société
comorienne.
C’est le bilan d’un
homme qui fut le responsable de l’échec pour la
compagnie des eaux et de l’électricité ;
signataire de la lettre de licenciement de 60
personnes, en majorité issues de la région de
Mbadjini. Il s’est servi illégalement de leurs
indemnités pour construire sa villa.
Qu’on aurait
ordonné un audit à son encontre après avoir mis
en péril les intérêts de la nation, sachant que
le problème crucial qui se pose constamment aux
Comores est l’eau et l’électricité. M. Mzimba
n’en disconviendrait pas, la totalité de son
salaire épargné pendant 10 ans en tant que
conseiller juridique ne vaille pas 50% de la
valeur estimée de sa baraque.
D’où vient cette
richesse soudaine ? Je crois qu’on ne peut pas
faire de la politique quand on est capable en
même temps d’opprimer son peuple avec une
volonté délibérée.
Autrefois ministre
des Affaires étrangères, un mandat dépourvu de
tout bilan ! Il est temps que les Comoriens
sachent se débarrasser des individus capables de
réduire notre dignité en mendicité. Je crois que
cela est la plus grande forme de corruption.
Quant au parti Ridja c’est une structure qui
travaille pour le peuple et avec le peuple.
Quelles sont les relations entre votre mouvement
et le gouvernement de M. Sambi?
Nos rapports avec
le Président Sambi ont un sentiment d’admiration
pour le combat des Comores.
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